La République démocratique du Congo s’apprête à organiser des élections générales le 20 décembre 2023. Tour d’horizon de ce scrutin clé pour l’avenir du pays.
Élections Générales le 20 décembre 2023: Table Des Matières
Les élections en bref
- Les élections générales se tiendront le 20 décembre 2023, selon le calendrier de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).
- Elles concernent l’élection du président de la République, des 500 députés de l’Assemblée nationale ainsi que des membres des 26 assemblées provinciales et d’environ 300 conseils communaux.
- Il s’agit du 4ème cycle électoral depuis l’adoption de la Constitution de 2006.
Le mode de scrutin
- L’élection présidentielle se fait au scrutin uninominal majoritaire à un tour.
- Le président est élu pour un mandat de 5 ans renouvelable une seule fois.
- Pour être candidat, il faut avoir la nationalité congolaise et être âgé d’au moins 30 ans.
Les principaux candidats
Le président sortant Félix Tshisekedi

- Il se représente pour un second mandat.
- Il promet de poursuivre la lutte contre la corruption et de travailler à la réconciliation nationale.
Augustin Matata Ponyo

- Ancien Premier ministre sous Joseph Kabila.
- Vise la relance économique du pays et la lutte contre la pauvreté.
Martin Fayulu

- Figure de l’opposition, candidat malheureux en 2018.
- axe sa campagne sur la lutte anti-corruption et la réconciliation nationale.
Adolphe Muzito

- Autre ancien Premier ministre sous Joseph Kabila.
- Mise aussi sur le redressement économique et la lutte contre la pauvreté.
Moïse Katumbi

- Ancien gouverneur de la province du Katanga.
- Veut relancer l’économie et éradiquer la pauvreté.
La promesse de lutter contre la corruption
La corruption est un fléau en RDC. Les candidats promettent d’y mettre un terme, avec plus ou moins de convictions.
- Félix Tshisekedi a nommé des proches controversés mais promet de poursuivre ses efforts.
- Augustin Matata Ponyo, Martin Fayulu et Adolphe Muzito ont appelé à lutter contre la corruption de manière générale.
- Moïse Katumbi n’a pas évoqué spécifiquement la question dans ses déclarations.
Les doutes sur la transparence du scrutin
De nombreux observateurs s’interrogent sur la fiabilité du processus électoral en RDC :
- Risque de fraudes et de manipulations.
- Opacité du financement des campagnes.
- Partialité supposée de la Commission électorale.
- Tensions préélectorales dans un contexte politique instable.
L’issue du scrutin suscite donc de nombreuses incertitudes. La communauté internationale sera attentive au déroulement des opérations.